Après une entorse, une douleur qui s’éternise n’est pas une fatalité.
Dans de nombreux cas, il ne s’agit pas d’un phénomène psychologique, mais d’une adaptation tissulaire incomplète : le ligament n’a pas retrouvé une organisation et une tolérance mécanique satisfaisantes.
L’approche par Pression Focale® vise à intervenir localement sur ces zones persistantes, afin de favoriser une meilleure adaptation ligamentaire et une modulation de la douleur, sans geste invasif.
1) Ce qui se passe réellement après une entorse
Un ligament est un faisceau de fibres de collagène assurant la stabilité fine d’une articulation
(ex. cheville : ligament talo-fibulaire antérieur, calcanéo-fibulaire).
La réparation suit classiquement trois phases :
- Phase inflammatoire (jours 1–7) : réponse protectrice, douleur, œdème.
- Phase de réparation (semaines 2–6) : production de collagène encore peu organisé.
- Phase de remodelage (semaines 6–12+) : réorientation des fibres selon les contraintes mécaniques.
Lorsque la douleur persiste, on retrouve fréquemment :
- fibroses ou adhérences locales limitant le glissement tissulaire,
- hypersensibilité périphérique (nocicepteurs plus réactifs),
- proprioception altérée favorisant micro-instabilités et récidives,
- inflammation de bas grade entretenue par les contraintes mécaniques.
2) Pourquoi certaines entorses deviennent chroniques
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette évolution :
- reprise d’activité trop précoce ou trop intense → réorganisation tissulaire insuffisante,
- prises en charge utiles mais trop globales → stimulation locale inadaptée,
- douleurs résiduelles négligées → installation d’un cercle douleur–raideur–protection.
👉 Le tissu s’adapte, mais de façon imparfaite, ce qui entretient la douleur.
3) L’approche Pression Focale® : principes cliniques
La Pression Focale® repose sur une intervention manuelle ciblée, appliquée de façon progressive et dosée sur les zones mécaniquement impliquées
(fibrose, tensions ligamentaires, voisinage péri-nerveux).
Effets cliniques recherchés :
- mécano-transduction : fournir un signal mécanique local favorisant une meilleure organisation tissulaire,
- amélioration du glissement ligament–tendon–fascia,
- désensibilisation périphérique : diminution de l’hyper-excitabilité locale,
- décongestion tissulaire : amélioration de la microcirculation,
- meilleure stabilité fonctionnelle : la baisse de douleur facilite la rééducation proprioceptive.
Cette approche est manuelle, non invasive, sans manipulation forcée ni instrumentation.
4) Par rapport aux autres prises en charge
- Kinésithérapie : essentielle pour le renforcement musculaire et la proprioception ; parfois insuffisante seule sur des lésions très localisées.
- Ondes de choc : stimulation mécanique diffuse, parfois efficace mais moins ciblée.
- Infiltrations : action anti-inflammatoire ponctuelle, sans pilotage de l’adaptation tissulaire.
- Chirurgie : réservée aux instabilités majeures.
➜ L’approche Pression Focale® peut être envisagée en complément, lorsque l’évolution clinique reste limitée.
5) Déroulé d’une séance type
- évaluation clinique ciblée et tests de reproduction,
- repérage précis des zones de contrainte,
- pressions manuelles progressives avec réévaluations intermédiaires,
- appréciation des gains fonctionnels immédiats (douleur, stabilité, amplitude).
Durée moyenne : 45 à 60 minutes
Nombre de séances : 1 à 5, selon l’ancienneté et la sévérité des symptômes.
6) Après la séance : accompagner l’adaptation
- repos actif 48–72 h (marche, mobilité douce),
- auto-étirements ciblés, indolores,
- rééducation proprioceptive progressive,
- adaptation des gestes et de la charge mécanique,
- hydratation et apports protéiques suffisants
(≈ 1 g/kg/j chez l’adulte ; 1,2 g/kg/j après 65 ans), afin de soutenir la synthèse du collagène durant la phase de remodelage.
7) Questions fréquentes
Est-ce douloureux ?
Une sensibilité transitoire peut être ressentie sur les zones concernées, généralement suivie d’un apaisement progressif.
Contre-indications ?
Fracture récente, infection locale, maladie inflammatoire active, traitement anticoagulant…
Un bilan préalable permet de vérifier l’indication.
Et si l’IRM est normale ?
Fréquent. Les adhérences fines et irritations périphériques peuvent ne pas être visibles à l’imagerie tout en étant symptomatiques.
8) En résumé
Une entorse mal résolue peut entretenir des douleurs persistantes pendant des mois, voire des années.
En intervenant de manière ciblée sur les tissus concernés, l’approche Pression Focale® s’inscrit comme une option manuelle complémentaire, visant à améliorer la fonction, la tolérance mécanique et le confort du patient, après évaluation clinique.
- Patient : envie d’essayer ?
- Ostéopathe : cas chroniques réfractaires ?
Réparer, pas seulement soulager.



