Périostite & douleurs d’insertion : réparation de l’enthèse par Pression Focale®

périostite traitement Pression Focale

1) D’où vient la douleur d’insertion ?

Une enthèse est la zone où un tendon ou un ligament se fixe à l’os. Cette interface (collagène ↔ fibrocartilage ↔ périoste ↔ os) encaisse des contraintes mécaniques répétées.
Quand la charge dépasse la capacité d’adaptation :

  • micro-lésions du collagène,
  • inflammation locale à bas bruit,
  • fibrose et raideur des tissus voisins,
  • périoste sensible (très innervé et vascularisé).
    Résultat : une douleur qui pique à l’appui, au démarrage (premiers pas), ou à la reprise d’effort.

Remarque : les ostéophytes visibles à l’imagerie sont des conséquences adaptatives possibles, pas la cible du traitement.

➡️ Voir l’explication complète sur la périostite et les douleurs d’insertion

2) Pourquoi ces douleurs deviennent chroniques ?

  • Repos puis reprise trop tôt/trop fort → collagène désorganisé.
  • Traitements trop généraux → la zone fautive ne reçoit pas le bon signal mécanique.
  • Inflammation chronique inefficace → congestion + sensibilité persistante.

3) Pression Focale : ce que fait (et ne fait pas) la méthode

La Pression Focale est une stimulation manuelle, précise et dosée sur les points mécaniquement responsables (enthèse, voisinage fascial/périosté).
Elle ne “stimule” pas les ostéophytes.
Elle relance la mécano-transduction utile : le message mécanique que les cellules (fibroblastes) transforment en réponse biologique (collagène mieux organisé).

Effets recherchés

  • Fibroblastes réveillés → collagène de meilleure qualité (réparation).
  • Réorganisation des fibres → meilleur glissement tendon-fascia-périoste.
  • Désensibilisation locale → douleur ↓ rapidement.
  • Micro-circulation → drainage des médiateurs inflammatoires.

4) Par rapport aux autres approches

  • Repos / AINS : utiles au début, mais ne ré-organisent pas le collagène.
  • Ondes de choc : stimulation diffuse parfois efficace, mais moins précise et parfois vive selon réglage.
  • Infiltrations (corticoïdes) : inflammation ↓, régénération non pilotée.
  • Kiné / ostéo : indispensables (charge, mobilité, posture), mais parfois trop générales sur les cas chroniques.
    Pression Focale : complément ciblé quand ça plafonne ; au plus près de l’enthèse/périoste.

5) Ce que vit le patient (séance type)

  1. Bilan ciblé & test de reproduction : localiser la vraie source (point d’insertion, bande périostée, fibrose voisine).
  2. Cartographie millimétrée : repérer les axes de tension.
  3. Pressions focales : séquences dosées (axes protocolés), non invasives.
  4. Re-test immédiat : douleur fonctionnelle / amplitude / tolérance à l’appui.

1 à 5 séances selon ancienneté et intensité ; amélioration souvent sensible dès la 1ʳᵉ.

6) Après la séance : consolider

  • Repos actif 48–72 h : marche, mobilité douce ; éviter pics d’effort.
  • Auto-étirements brefs (indolores) → conserver l’élasticité gagnée.
  • Ergonomie / gestes : limiter les mouvements qui surchargent l’enthèse.
  • Hydratation & protéines suffisantes : ≈ 1 g/kg/j (adulte) — 1,2 g/kg/j après 65 ans ; pas d’“hyperprotéiné”, juste couvrir les besoins pour la synthèse de collagène (10–14 jours de remodelage).

Et l’os dans tout ça ?


L’os se remodèle surtout sous l’effet de la charge mécanique (ostéocytes → ostéoblastes/ostéoclastes).
Notre travail cible l’enthèse et le périoste externe (fibroblastes, collagène), puis nous réglons la charge (repos actif, reprise progressive). C’est cette combinaison qui favorise une adaptation saine des tissus — sans geste invasif.


Ce que nous ne disons pas

Nous n’effaçons pas une image radiologique.
Nous optimisons la fonction tissulaire locale (douleur ↓, tolérance à la charge ↑).
  • Patient : envie d’essayer ?
  • Ostéopathe : cas chroniques réfractaires ?
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